Je me suis réveillée ce matin avec une grosse boule dans la gorge. Elle m'empêchait de respirer, grosse angoisse. Des peurs existentielles ont pris formes dans mon cerveau délirant. Sur le chemin déserté qui me ramenait en fulminant de rage, plusieurs pensées déprimantes ont pris naissance dans ma tête. Et si, malgré toutes ces rencontres, ces regards d'hommes sur ma personne, n'avait en fin de compte aucun lien avec la possibilité d'avoir un jour un homme dans ma vie. Si, en fait, mon destin était solitaire. Si, en fin de compte, ma vie n'était qu'une mince ligne de solitude, traversée çà et là par quelques hommes et accompagné par d'autres âmes amicales à plus au moins long terme. Hier encore, j'affichais le sourire de celles qui entrevoient une possibilité de bonheur au loin. Aujourd'hui, je suis désabusée et je n'attends rien.



